Abbaye, La Séauve sur Semène

Résumé

Pour touts(e)  les passionnés (e), de l’histoire des anciens Monastères ou Abbayes, qui furent supprimés à la révolution.

L’ancienne Abbaye de la Séauve-sur-Semene, après avoir été transformé en usine de tissage. La municipalité dans des années 90, prie la décision de refaire la toiture afin de sauver les bâtiments du XVIIIe. Racheté par un promoteur immobilier à la même époque, et réhabilitée en 47 appartements.

Sont origine date du XIe voir avant, les bâtiments actuel date de 1783 date à laquelle l’Abbesse Marie-Laure de Fumel  eu l’autorisation sous l’ancien régime d’agrandir et de modifier le couvent en 1763, en vue de la réunification des Abbayes de Clavas (Ardèche) et Bellecombe (Haute-Loire).

Tout en y maintenant les activités conventionnelles d’un monastère, c’est progressivement et en partant sur l’ancienne architecture du monastère que les travaux avancèrent.

Mais malheureusement, comme beaucoup d’édifice religieux , la révolution et ces excès , chassèrent les religieuses, et c’est dans la peine et les pleures , selon la légende que Dame Marie-Laure de Fumel  retourna dans sa famille , dans le Quercy , après avoir fait tant de sacrifice et consacrer beaucoup de dévouements pour l’Abbaye.

Blog Conçu par Ph.Bombrun

 

 

Je dédis se blog au Séauvoises et Séauvois et à toutes personnes passionnés par la longue histoire de l’ancienne Abbaye de Cisterciennes de la Séauve sur Semène.

Ce blog à pour but de mettre en valeur des épisodes ,des indices sur l’Abbaye, afin que toutes et tous puissent disposer de ses informations et pourquoi pas faire évoluer la connaissance de l’histoire de se lieu.

Philippe.B



Certaines dates ou faits peuvent être imprécis, dû aux différents historiens de l’époque, pas toujours en accord avec l’histoire de ce lieu et aux différentes guerres qui ravagèrent les archives de l’Abbaye.

Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 17:32
- Publié dans : les abbayes de la région

Les documents les plus anciens qui évoquent le monastère de Clavas datent du dernier quart du XIIe siècle. Nous ne connaissons pas de façon certaine les fondateurs de Clavas. Depuis le mariage (avant 1168) d'Aymon Pagan avec Béatrix, la riche héritière des seigneurs d'Argental, Clavas et les territoires sur lesquels s'étendra l'essentiel des possessions de l'abbaye (seigneurie de la Faye, paroisses de Riotord, de Saint-Genest-Malifaux, du Monastier, de Burdignes, de Vanosc, de Vocance…) étaient passés entre les mains de la famille Pagan. C'est donc sur les terres des Pagan d'Argental et nécessairement avec leur consentement que fut fondé le monastère.

D'ailleurs plusieurs membres de cette famille vont intervenir dans les affaires du monastère, et au moins deux de ses enfants y exerceront les fonctions d'abbesse : Raynaude à la fin du 13ème siècle et Alésie au début du 14ème, toutes deux filles de Guigues Pagan.

L'Histoire générale du Languedoc de dom Devic et dom Vaissette (tome III, p. 706) nous apprend que « les quatre abbayes de filles de Mercoire en Gévaudan, de Bellecombe, de Sauvebénite et de Clavas en Velay doivent leur origine à l'abbaye de Mazan et sont de sa filiation ».

C'est en effet par l'abbaye de Mazan (à une quarantaine de kilomètres au nord-ouest d'Aubenas) que l'ordre cistercien a pénétré dans le Massif Central. On sait que les monastères de moniales de Bellecombe et de La Séauve fonctionnent tout d'abord comme de simples prieurés et ne sont rattachés officiellement à l'Ordre de Cîteaux qu'au milieu du XIIIe siècle. La situation fut certainement la même à Clavas : dans un acte du Cartulaire du prieuré de Saint-Sauveur-en-Rue de juillet 1248, c'est Jaucerande, prieure de Clavas (Jauceranda priorissa de Clavas), qui transige avec le prieur de Saint-Sauveur alors que la Gallia Christiana ne lui attribue le titre d'abbesse (Jauceranda abbatissa) qu'à partir de 1259. Plutôt que de « filiation de Mazan » on doit donc plutôt comprendre que ces abbayes reconnaissaient comme abbé immédiat l'abbé de l'abbaye cistercienne la plus proche.

Jusqu'à la fin du XVe siècle les abbesses qui se succèdent à la tête du monastère sont essentiellement issues de grandes familles alliées aux Pagan d'Argental : Beaudiner, Crussol, Gaste de Lupé, Saint-Germain… Aux XVIe et XVIIe siècles Clavas apparaît comme le monastère attitré des Clermont-Chaste qui étaient, entre autres, baron de la Faye : de 1503 à 1692 presque toutes les abbesses seront originaires de cette famille.

 Durant les guerres de religion Clavas eut à subir deux incendies (en 1564 et en 1570) qui vont complètement détruire l'abbaye et ses archives. Les religieuses doivent abandonner provisoirement les lieux et se réfugier au Puy-en-Velay.

 Durant la première moitié du XVIIe siècle Magdeleine puis Anne de Clermont-Chaste vont tenter de rétablir la situation matérielle du monastère et de restaurer l'observance de la vie monastique. Au XVIIIe siècle Clavas passe aux Montmorin Saint-Hérem : les deux dernières abbesses de Clavas (la tante et la nièce) seront issues de cette famille.

La baisse du nombre des religieuses qui sont de plus en plus âgées (elles ne sont plus que 8 ou 9 à partir de 1726 dont la moitié au moins a plus de 60 ans), l'état de délabrement de l'abbaye et sa pauvreté, la volonté du pouvoir royal de réduire le nombre de monastères, expliquent qu'en 1764 Clavas est finalement rattaché à l'abbaye de cisterciennes de La Séauve. Entre novembre 1765 et juin 1766 les dernières religieuses de Clavas rejoignent La Séauve qui devient le monastère de La Séauve-Clavas.

Pendant la Révolution les bâtiments monastiques et le domaine sont vendus comme biens nationaux : le monastère est démonté pierre par pierre pour construire les habitations du village. Mais l'église est conservée et deviendra en 1826 le siège d'une paroisse de 140 habitants.

 

 

Extrait et info sur:

http://www.cister.net/FR/Abbey/clavas.aspx


Par Philippe - Communauté : Anciennes Abbayes en France - Recommander
Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 22:23
- Publié dans : Les diocèses aux fils des siècles

Les établissements cisterciens dans les anciens diocèses de Clermont et du Puy sont restés en marge de la recherche jusqu'à présent. Sil est vrai que la région Auvergne a plus largement accueilli les clunisiens, ou bien encore les diverses dépendances de la Chaise-Dieu, il n'en demeure pas moins dix implantations dues aux moines blancs entre 1126 et le tout début du XIIIe siècle. On impute cette mise à l'écart à la géographie très marginale de ces monastères, leur éloignement les uns des autres, ainsi qu'à l'indigence de leurs vestiges et de leur documentation.

Tout au plus pouvons-nous dénombrer cinq travaux universitaires soutenus. Ils sont monographiques, et concernent seulement trois abbayes : Feniers (Condat en Feniers, Cantal), Le Bouchet (Yronde et Buron, Puy-de-Dôme) et Mègemont (Chassagne, Puy-de-Dôme). Pour les deux premières, les sources ont été inventoriées de façon exhaustive de manière à dresser un aperçu du domaine temporel. Elles nous apportent donc des informations sur le système grangier. En revanche, la troisième abbaye a été traitée à l'aune de l'archéologie du bâti, les considérations économiques ne correspondant pas à la problématique choisie. Pour sept autres obédiences, les productions érudites sont plus nombreuses mais font rarement état des possessions hors enceinte monastique. Elles ne sont pas le fait d'archéologues, mais relèvent avant tout de l'histoire anecdotique.

Néanmoins, elles ont l'avantage de livrer quelques sources sur lesquelles il nous est permis de revenir. Mais une fois ces informations réunies, le constat est mitigé : la réalité des granges cisterciennes auvergnates et vellaves reste floue. On connaît les lieux où les abbayes ont des droits, des domaines d'exploitation agricole, des fermiers (grâce aux lièves et à la documentation comptable), mais essentiellement aux périodes basses, quant le faire-valoir indirect est majoritaire. De plus, on dénombre six abbayes féminines contre quatre masculines : la question des granges et du faire-valoir direct est alors encore plus incertaine chez les moniales.

Il faut donc avoir recours à d'autres approches croisées. Les prospections pédestres, sur la base de la cartographie ancienne (Cassini, Cadastre Napoléonien, Carte d'Etat Major) et récente (cartes IGN) et des indicateurs toponymiques permettent d'avancer de nouvelles hypothèses sur la morphologie et la répartition des granges abbatiales. Nous espérons à terme déduire quelques traits communs aux dix établissements concernés par nos recherches : notamment à propos des systèmes d'exploitation du terroir en milieu de moyenne montagne, paysage qui diffère largement des établissements cisterciens phares de Bourgogne ou de Champagne.

Info et extrait sur :

Emma BOUVARD, Doctorante en archéologie médiévale, Université de Lyon 2, UMR 5138, Archéométrie et Archéologie


Par Philippe - Communauté : Anciennes Abbayes en France - Recommander
Vendredi 5 février 2010 5 05 /02 /2010 22:07
- Publié dans : Les diocèses aux fils des siècles
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Par Philippe - Communauté : Anciennes Abbayes en France - Recommander
Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 20:40

Jusqu'au XIVe siècle, cette ancienne province, avec quelques parties du Bourbonnais, du Gévaudan, du Velay et du Vivarais a formé les ressorts du vaste diocèse de Clermont et du petit diocèse du Puy, composés : le premier de 1,053 paroisse (vers 1670) distribuées en 20 archiprêtres, et le second de 135 paroisses, formant 4 archiprêtrés. Ce sont donc, en somme, 1,188 paroisse et 24 archiprêtrés.

En 1317, le pape Jean XXII, érige en évêché l'abbaye de Saint-Flour, et lui attribue les cinq archiprêtrés de Saint-Flour, d'Aurillac, de Langeac, de Brioude et de Blesle, composés de 290 paroisses. L'Auvergne a formé les trois départements du Cantal, de la Haute-Loire et du Puy-de-Dôme, mais en prenant, pour compléter la Haute-Loire, 291,688 hectares au Languedoc, et 20,400 hectares au Lyonnais, et pour compléter le Puy-de-Dôme 128,988 hectares au Bourbonnais, et 18,460 hectares au Lyonnais : c'est donc un total de 459,536 hectares qui ont été ajoutés à la superficie de l'Auvergne pour former les trois départements. La superficie totale des trois départements qui est de 18754 hectares dépasse donc la superficie de l'ancienne Auvergne de 439,536 hectares, si nous en croyons le premier volume de la Statistique générale de la France, la population de l'Auvergne se serait élevée à 557,068 en 1700 ; à 638,812 en 1762 ; à 681,500 en 1784;

Et la population des trois départements aurait atteint : 1, 062,390, en 1801, ou environ 796,797 pour l'Auvergne 1, 147,939, en 1836 — 860,204 — et 1, 115,014, en 1876 — 836,260 —.

Mais il est plus que probable que les chiffres donnes par le recensement de 1801 et surtout par les recensements du dernier siècle sont bien au-dessous de la vérité.

 

Info et extrait sur :

Revue du Centre (Châteauroux) - Académie du Centre, 1879-1895


Par Philippe - Recommander
Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 20:40

Au nombre des abbayes les plus célèbres depuis le XI siècle, nommons la Chaise-Dieu, près de Brioude, l'où sont sortis en nombre considérable, d'hommes illustre par leur savoir et par leur piété : Saint Aimable de Riom, sécularisée en 1548, et transformée en collégiale de chanoines séculiers, à la double et expresse condition qu'on y entretiendrait six enfants de chœur et un maître charger d'instruire gratuitement les enfants de la ville ; Saint Pierre de Maurs, Pébrac, près de Longeac, Mauriac, Saint-Jacques de Doc, près du Puy; Montpairoux, près de Thiers ; Saint-Gilbert, près de Saint-Pourçain ; Fénier, pas loin de Muret ; Saint-André de Clermont. Etc.

Parmi les monastères de femmes : Bellecombe près d'Yssingeaux ; Esclache, près Saint Gênez ; Saint-Jean Baptiste du Buix, à Aurillac; La Vossin, près de Rochefort; Sauve bénite, près du Puy.

Viennent ensuite les couvents de Clarisses : celui de Clermont qui fonde cinq colonies Chanteldon, Charolles, ce Donjon, Argenlac et Saint-Amand talende;le Puy, Aigueperses, Boisset, près d'Aurillac, etc. Il nous est impossible d'entrer clans d'autres détails, mais cette énumération quelque incomplète qu'elle soit, suffit pour montrer que l'Auvergne n'était pas en retard, dans la marche ascendante que suivait la diffusion de l'instruction.

 

Info et extrait sur :

Info et extrait sur :

Revue du Centre (Châteauroux) - Académie du Centre, 1879-1895


Par Philippe - Recommander
Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 16:31
- Publié dans : Identification temporelle de la séauve

(…)

Une autre école de cénobites joua aussi un rôle considérable dans le défrichement des forêts. L'ordre, qui eut pour fondateurs S. Robert et ses six compagnons, Albéric, Odon, Jean, Etienne, Létalde et Pierre, lesquels avaient établi leur retraite en un lieu couvert de pierres et d'épines appelé Citeaux, donna naissance à une foule d'abbayes(1).

La plupart furent élevées au milieu des bois, ainsi que L'attestent leurs noms (2).

Telles sont : Sauvelade {Sylva latta) dans le Béarn, fondée en 1150 par Gaston, vicomte de ce pays, Talaise, sa femme, et Centule, son fils (3) ;

Sauve-Benoite ou Sauve-Bénite (Sylva Benedicta) (4) en Velay, à deux lieues de Monistrol, dans une partie actuellement entièrement déboisée; Saint-Benoît-dans-les-Bois, au diocèse de Verdun, fondée en 1131, et Haute-Selve (alta Sylva) ou Haute-Seille, fondée, en 1140, par Agnès, comtesse de Salm.

 

Le clergé régulier a donc été un des grands agents du Déboisement (5) ;

le clergé séculier l'accéléra de son côté, poussé par l'intérêt qu'il avait aux défrichements.

Ayant droit à la dîme (6)sur les parties mises en culture, il encouragea les colons dans leur œuvre de destruction. Tout en veillant à la conservation des forêts qui faisaient partie de leur domaine, les autorités ecclésiastiques trouvaient avantage à abandonner, de temps à autre, certains cantons à la cognée et à la charrue du colon, pour les concéder ensuite, sous la réserve de dîmes et de redevances, à des couvents et à des abbés (7).

Nous voyons, par exemple, en 1128, Adelbert, archevêque de Mayence, accorder aux moines de l'abbaye de Disibodenberg une vaste étendue de forêt soumise à sa juridiction, ou dépendant de son domaine épiscopal. Le défrichement avait été si considérable, que trois églises furent bâties sur des emplacements occupés auparavant par la forêt . Adelbert, tout en attribuant aux monastères et à l'honneur du culte de saint Disibod ces champs nouvellement cultivés, s'en réserva la dîme.

 

 

(1) A. Manrique, Annal, Cisterc. An. 1098, c. m.

 

(2) Entre les abbayes qui peuvent être citées comme étant dans ce cas, Plusieurs avaient été fondées par des monastères issus eux-mêmes de Cîteaux, et en particulier par l'abbaye de Morimond, la plus illustre des lilles de Cîteaux. Voy. Chronic. Malleac, an 1120. p. 407.

 

(3) A. Manrique, Annal. Cisterc. an 1144, c, vu, p. 468. Cette abbaye était la première fille de celle de Gimond, fille de celle de Morimond.

 

(4) Cette abbaye de filles, dite de l'assomption, fut construite dans une forêt dont le bois Bercarrie est le principal vestige et qui se rattachait, sans doute, au Grand-Bois, situé plus au nord. Les noms de Bois de Fruges de Dose, etc., rappellent encore la présence des arbres là où ils ont complètement disparu. Deux autres abbayes l'une située dans le diocèse de Constance, et appelée en allemand Wald, l'autre, fille de la Grande-Chartreuse {Sylve-Bénite), fondée en Dauphiné (canton de Virieu)en 1166 par Thierry, fils de l'empereur Barberousse, portaient également le nom de Sylva-Benedicta, destiné à rappeler leur construction au milieu d'une forêt. (Voy. Gallia christ, t. II, p. 777, Eccles. Anic.)

 

(5) Outre les abbayes de l'ordre de Cîteaux, beaucoup d'autres rappelaient par leur nom qu'elles avaient été établies au milieu des forêts.

 

(6) C'est ce qui ressort du passage d'une charte de l'an 1085 :a Ùniversa decimatio inde terminata ex novalibus proveniens nostris temporibus erutis sivc eruendis. » {Acta academ, Tlieod, pal. t. HT,p. 158.)

(7) M. Léopold Delisle, dans ses Études sur la condition de la classe agricole en Normandie au moyen âge (p. 392 etsuiv.), adonné de nombreux exemples do concessions de parties des forêts à défricher faites par le clergé, moyennant dîme sur les novaîes. En d'autres provinces de France, on en trouve également de fréquents exemples. 

 

Info et extrait sur «  Les forets de la Gaule et de l'ancienne France aperçu sur leur histoire »

 

OUVRAGES DE M. L. F. ALFRED MAURY.

 

 

 

 


Par Philippe - Communauté : Anciennes Abbayes en France - Recommander
Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 13:32
- Publié dans : histoire et origine séauvoise
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Par Philippe - Communauté : Anciennes Abbayes en France - Recommander
Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 12:50
- Publié dans : les grandes familles

Dont est issu Marguerite-Laure de Fumel, dernière Abbesse de L'Abbaye de la Séauve.

 

 

 

Le 9 février 1724, Louis, comte de Fumel, rendit, par procureur, hommage au Roi devant les trésoriers de France en Guienne, au bureau des finances à Montauban , pour raison des rentes dont il jouissait dans la juridiction de Duravel, avec tous droits de lodset ventes et autres droits et devoirs seigneuriaux sis dans la sénéchaussée de Gourdon et mouvance de Sa Majesté, à cause de son comté de Quercy. Par son testament, fait dans le château d'Haut-Brion, paroisse de Pessac, le 24 septembre 1749, il ordonne sa sépulture dans l'église de la paroisse où il décéderait, avec des sommes à distribuer aux pauvres de ses terres ; déclare le nombre des enfants ci-dessous nommés, qu'il a eus de son mariage avec ladite dame Berthier; lègue à chacun deux la légitime telle que de droit, et institue son héritier universel Joseph, son fils, lui substituant Georges et François, ses autres fils. Louis de Fumel fit déclaration de ce testament devant M" Pallotte, notaire à Bordeaux, le lendemain, après l'avoir clos et cacheté en sept endroits du cachet de ses armes; et l'ouverture en eut lieu le 24 décembre 1749, à Bordeaux, par-devant Joseph-Sébastien de La Roze, conseiller du Roi en ses conseils, président présidial, lieutenant-général en Guienne/ Prévost royal de l'Ombrière et conservateur des privilèges royaux de l'Université dudit Bordeaux, à la réquisition de messire Joseph de Fumel, mestre de camp de cavalerie des armées du Roi; défunts : haut et puissant seigneur Louis, comte de Fumel, mort le 10 décembre 4749, et haute et puissante dame Thomas-Catherine de Berthier, son épouse, sont rappelés dans le contrat de mariage de Jean-Georges, leur fils, du 49 juin 1770. Ils avaient eu pour enfants :


1" Louis, comte de Fumel, IIIe du nom, capitaine au régiment de Saintonge, naquit à. Toulouse et entra au service, où il mourut, sans avoir été marié, à l'âge de 30 ans, et, du vivant de son père, en Espagne, en 17.. , étant gentilhomme ordinaire de la chambre de Sa Majesté Catholique ;


2" Jean-Henry-Félix de Fumel, évèque, comte de Lodève, naquit à Toulouse en 1715 et non pas en 1717, comme le disent la Biographie universelle et le Dictionnaire de la Noblesse de La Chesnaye-Des-Bois. Dès sa plus tendre enfance, il manifesta les plus grandes dispositions pour l'état ecclésiastique. Ayant complété son instruction religieuse au séminaire de Saint-Sulpice, à Paris, il fut nommé abbé de Belleperche, en 1749, puis élevé sur le siège épiscopal de Lodève, le 25 mai 1750, jour de son sacre à Vannes. Félix de Fumel remplit ses devoirs épiscopaux avec un zèle et une assiduité rares à l'époque où il vivait. Il visita souvent son diocèse, tint des synodes, et unit ses démarches à celles de plusieurs évoques dans les discussions qui eurent lieu de son temps, au sujet du jansénisme, pour défendre les droits et l'autorité de l'Église. II publia divers écrits sous forme de mandements ou d'instructions pastorales contre l'incrédulité du siècle et la lecture des mauvais livres. On a encore de lui un ouvrage fort estimé comme œuvre ascétique, sous le titre de : Le culte de l'amour divin dam la dévotion au Sacré Cœur de Jésus, et un panégyrique véritablement éloquent de Marie Lcczinscka, reine de France, épouse du roi Louis XV. Honoré des gens de bien, révéré de tous ses subordonnés, Félix de Fumel refusa de quitter son diocèse pour passer à un archevêché. Il fut plusieurs fois député près du Roi par les États de la province de Languedoc, et mourut à Lodève, regretté pour sa piété, son zèle et sa munificence, le 26 janvier 1790. Félix de Fumel avait institué héritier de tousses biens l'hôpital de Lodève , qu'il avait déjà comblé de bienfaits; aussi sa mémoire s'estelle conservée en la plus grande vénération dans cette petite ville ;


3» Joseph de Fumel (haut et puissant seigneur, messire), dit le marquis de Fumel du vivant de son père, comte de Fumel, baron de Pauilhac et Lavelanet, seigneur d'HautesVignes, Pessac, Haut-Brion, Margaux, lieutenant-général des armées du Roi, lieutenant général pour Sa Majesté au gouvernement de Lyonnois, Forets et Beaujollois, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, commandant de la Haute-Guienne et gouverneur du Château-Trompette, naquit à Toulouse le 14 mars 1720. Il entra au service comme volontaire au régiment de Vintimille, en 1739, et y servit jusqu'au 4 septembre 1741, qu'il obtint le grade de cornette dans le même corps. Joseph de Fumel fit avec ce régiment la campagne de 1742, en Flandres; se trouva à la bataille de Dettingen et à la défense des bords du Rhin, eu 1743; à la défaite du général Nodasty, près de Saverne ; à l'attaque des retranchements de Suffelskcim ; à la marche en Bavière au mois de septembre, d'où étant revenu, au mois de décembre 1744, il passa l'hiver en Souabe(…)Le comte Joseph de Fumel avait épousé, le 16 mai 1748, Marie-Elisabeth De Conty d'hargicourt, fille de messire N... de Conty, seigneur d'Hargicourt, en Picardie. Il eut entre autres enfants de ce mariage :Marie-Louise-Élisabeth de Fumel, née le 18 juillet 1749, femme do la plus grande vertu et piété, morte à Bordeaux , Agée de 44 ans, victime de la Révolution, le 18 pluviôse an II (1" février 1794), sans enfants de son mariage avec le chevalier de Barry, dit le comte d'Hargicourt, capitaine des Suisses de Monseigneur le comte d'Artois, colonel du régiment de la Reine-Cavalerie, puis colonel du régiment de cavalerie Royal-Champagne, et chevalier des ordres royaux et militaires de Saint-Louis et de Saint-Lazare. 4° Jean-Georges de Fumel, qui a continué la postérité ;


5" François de Fumel, dit le chevalier de Funel, né à Toulouse le 18 mars 1723, reçu de minorité chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dit de Malthe, entra au service, fut nommé lieutenant de dragons en 1749, et, après la démission de son frère aîné, fut colonel du régiment de cavalerie de Fumel, lequel, avec celui de Bourbon-Busset, par ordonnance du mois de décembre 1661 , prit le nom de Royal-Picardie, et devint le 14<= régiment de cavalerie; il mourut à Paris en mars 1769, à l'âge de 46 ans, étant colonel du même régiment royal de Picardie;


6° Marguerite de Fumel, née à Toulouse, mariée le 10 août 1750 par contrat passé à Toulouse, devant Montcassin, notaire, à Alexandre de Cugnac, comte de Giverzac, qui mourut trois jours après son mariage, le 14 août, à Moissac, se rendant avec sa femme en son château de Bonnanguille, en Quercy. Marguerite de Fumel se retira audit château, où elle vécut depuis dans les regrets de la perte cruelle qu'elle avait faite et les actes de bienfaisance et de piété qui lui attirèrent l'affection des habitants du lieu; elle mourut à Bonnanguille, et y fut inhumée dans l'église paroissiale;


7» Marguerite-Laure de Fumel, née à Toulouse, d'abord religieuse maltaise au couvent de l'hôpital de Saint-Dolus, en Quercy, vers 1749, fut nommée abbesse de la Sauve-Bénite, ordre de Citeaux, le 1er janvier 1766. A la suppression des ordres monastiques, en 1793, Marguerite de Fumel se retira à Bordeaux auprès de son frère, le comte de Fumel, et fut incarcérée avec lui et le reste de sa famille. Après une triste détention de neuf mois, Marguerite de Fumel mourut à Bordeaux, en 1794.

 



Par Philippe - Communauté : Anciennes Abbayes en France - Recommander
Jeudi 24 décembre 2009 4 24 /12 /2009 01:05

…Au pouvoir spirituel, l'archevêque de Vienne joignait l'autorité temporelle. Jean de Bernin ne prit jamais, à notre connaissance, le titre de seigneur (comme son voisin Falcon, évêque de Grenoble), ni celui de comte ou de prince (que lui donne l'empereur Frédéric II;. Il était cependant suzerain des dauphins de Viennois. André avait rendu hommage à ses prédécesseurs Humbert (1206) et Bournon (26 juin 1217); lui-même reçut en grande cérémonie celui du dauphin Guignes, majeur de quatorze ans, qui reconnut, dans la grande salle de l'archevêché, en présence d'une multitude d'ecclésiastiques, de seigneurs et de fidèles, tenir de lui tout le comté «le Vienne, depuis Saint-Vincent au-delà de Voreppe jusqu'aux fourches du Puy, qui séparent les «diocèses de Vienne et du Puy, el lui en fit hommage lige ( 18 avril 1243)...

…Le 27 juillet 1233, le pape Grégoire IX, assuré de la foi et du discernement (discretio) de Jean, archevêque de Vienne, lui confit la charge de légat apostolique dans les provinces de Narbonne, Arles, Aix et Vienne, et dans les évêchés de Clermont, Agen. Albi, Rodez, Cahors, Mende, Périgueux, Comminges, Lectoure et du Puy, avec pouvoirs spéciaux contre les hérétiques dans les provinces d'Auch, Bordeaux et Km brun, les diocèses de Catalogne et de la province de Tarragone et celui de Limoges.

En même temps, Grégoire IX écrivit aux archevêques, évêques, chapitres, comtes, barons, chevaliers et citoyens dépendant du nouveau légat, pour les informer de sa promotion et les inviter à lui prêter conseil et secours…

Il y ajouta des instructions spéciales à «on adresse. Les décisions du cardinal Romain, auquel Jean succédait, louchant la paix et la foi, devaient être complétées et exécutées. Pouvoir d absoudre les hérétiques et leurs fauteurs, les incendiaires, etc., et de dispenser des irrégularités. 11 devait surveiller les élections épiscopales dans les terres de sa légation suspectes d'hérésie, pourvoir de recteurs les églises paroissiales qui en étaient privées et mettre dans tous les prieurés trois ou quatre moines…

… Le 5 juin 1226 Honorius III demanda, aux archevêques de Lyon et de Vienne de se rendre au Puy avec Pierre de Bouthéon, chanoine de Vienne, pour s'y informer des revenus de l'église et lui faire payer ses dettes â divers créanciers de Home. Sienne, Pavie el Lucques. Jean de Bernin mit quelque temps à s'acquitter de la commission. Le 27 mai de l'année suivante, il attesta â Aîguilhe (Aculea) avoir décidé l'évêque et le chapitre à rembourser mille marcs d'eslerlings….

 

 

Extraits de l'ouvrage :

Jean de Bernin, archevêque de Vienne (1218-1266)

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57832705

 

 


Par Philippe - Recommander
Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 20:29
- Publié dans : histoire et origine séauvoise
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Ancien lit de la Rivière Semène




Par Philippe - Communauté : Anciennes Abbayes en France - Recommander
Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 20:13
- Publié dans : histoire et origine séauvoise
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Vue-8127.JPG
Porche de la ferme avec des inscriptions religieuse ou templière.

(date non identifiée)









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vue coté rivière le Semène



Par Philippe - Communauté : Anciennes Abbayes en France - Recommander
Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 20:04
- Publié dans : histoire et origine séauvoise
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Pont sur la Semène, ancienne entrée principal de l’Abbaye.

(Date de construction, non identifié)


Par Philippe - Communauté : Anciennes Abbayes en France - Recommander
Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 15:51
- Publié dans : histoire et origine séauvoise


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chemin semene(01)

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par Philippe



Ancien moulin de Mathevard, du XVIIe,

(Sentier Nord/Ouest, longeant la Semène, en partant du pont de La Séauve-sur-Semène.)


Par Philippe - Communauté : Anciennes Abbayes en France - Recommander
Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 09:44
- Publié dans : histoire et origine séauvoise

 

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Au milieu du 17"" siècle, les guerres qu'eut à soutenir Louis XIY, donnèrent un plus grand développement à la fabrication des armes : le ruisseau' de Furens, fut couvert d'aiguiseries et d'autres usines dans toutes les positions où la pente du terrain offrait une chute d'eau. Il y avait à cette époque sur le furens environ 80 usines pour le travail du fer, qui occupaient près de 400 ouvriers; mais bientôt on reconnut l'insuffisance de son volume pour entretenir , pendant l'été , l'activité d'un si grand nombre d'établissements. Ce fut en 1694, qu'un ordre du Roi autorisa la déviation d'une partie, des sources de la rivière de Semène ; elles furent amenées dans la rivière de Furens par un biez creusé au travers du Grand-Bois, dans la commune de Saint-Genest-Malifaux; et ce biez, qui fut comblé lorsque les besoins-de la fabrique furent moins pressants, a toujours conservé dans le pays le nom de Rio do li^ (ruisseau du roi);

il a été ouvert de nouveau pour la même cause en 1795 , pendant la révolution ; et plus tard, sous le régime impérial, cette tentative fut encore renouvelée ; mais sans succès.

 

Info :

Revue industrielle de l'arrondissement de St-Étienne

BNF.fr


Par Philippe - Communauté : Anciennes Abbayes en France - Recommander
Mercredi 23 décembre 2009 3 23 /12 /2009 09:31

Chantemulle est une seigneurie près de la Séauve. Dès 1500, elle était le fief principal des de Bayle, une des familles qui, par ses alliances, se répandit le plus dans la contrée, et occupa un plus grand nombre de domaines nobles. Claude de Bayle, dit le capitaine de Chantemulle, Se distingua contre les ligueurs. II ne laissa qu'une fille pour héritière, et la seigneurie passa successivement aux Molete-Morangier, aux Chabanne et aux Leblanc.


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